C’est l’une des choses qui frappent lorsque l’on arrive à Addis Abeba, la capitale de l’Ethiopie. La propreté des grosses artères et places de la ville. La propreté au milieu de la pauvreté et de la misère. La propreté des chaussés pourtant défoncées. Puis l’on comprend, en voyant ces ombres oranges, camouflées sous de larges chapeaux et foulards. 3000 balayeuses employées par la municipalité. Une véritable armée qui se met en branle tous les matins, à 5 heures, avec pour seules armes, des balais et brouettes. Pour ces femmes, ce travail quotidien est éreintant, dangereux, mal vu ; mais il rapporte 2 à 3 fois plus qu’un salaire moyen. Ce qui explique le courage de ces balayeuses. Reportage de Claire Burgain et Clément Debeir

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